Manchester United a officialisé ce lundi le départ de Ruben Amorim avec effet immédiat. Dans un communiqué, le club précise que le technicien portugais « a quitté son poste », remercie l’entraîneur pour sa contribution et annonce que Darren Fletcher prendra l’équipe en charge dès le prochain rendez-vous contre Burnley.

Une décision officialisée… et justifiée par l’objectif sportif

Dans le même message, la direction insiste sur le contexte : Manchester United est 6e de Premier League et estime que ce changement intervient « au bon moment » afin de donner à l’équipe « la meilleure opportunité d’obtenir le meilleur classement possible ».

L’annonce tombe moins de 24 heures après le nul concédé à Leeds (1-1), rencontre qui a servi de détonateur médiatique à un malaise déjà évoqué en coulisses. La Premier League, relayant le communiqué du club, confirme également l’intérim de Fletcher contre Burnley et rappelle le bilan récent en championnat.

Rappel : Amorim nommé en novembre 2024, contrat jusqu’en 2027

Amorim avait été nommé le 1er novembre 2024, avec un contrat courant jusqu’en juin 2027 (option d’un an supplémentaire). Il avait pris ses fonctions quelques jours plus tard, au cœur d’une saison déjà instable à Old Trafford.

Le club souligne d’ailleurs qu’il a mené l’équipe jusqu’à une finale de Ligue Europa à Bilbao au printemps dernier, sans s’étendre sur le résultat.

La conférence d’après Leeds : “manager, pas coach”

Dans sa dernière prise de parole, Amorim avait adopté un ton très ferme sur son périmètre d’action, martelant qu’il était le “manager” de Manchester United et « pas seulement un coach », tout en réclamant que les autres départements « fassent leur travail ».

Toujours selon Reuters, le Portugais avait également écarté l’idée de démissionner, expliquant qu’il continuerait « jusqu’à ce que le club décide autrement ».

En toile de fond : tensions sur la politique de recrutement

Plusieurs médias britanniques décrivent un bras de fer interne autour de la politique sportive et du rapport de force entre le staff et la direction. The Guardian évoque une lutte d’influence sur le mercato et un climat de défiance croissant, nourri par des désaccords sur les cibles et le fonctionnement du club.

Sans entrer dans la spéculation, ce point est central pour la suite : un changement d’entraîneur en janvier peut geler certains dossiers, en accélérer d’autres, ou redéfinir les priorités (profils recherchés, hiérarchie interne, statuts). Le marché d’hiver est court : Manchester United devra trancher vite entre continuité (intérim prolongé) ou nomination rapide d’un successeur.

Et maintenant ?

À très court terme, l’urgence est sportive : Darren Fletcher assure l’intérim dès le match contre Burnley, et le club doit stabiliser un groupe engagé dans une lutte serrée pour les places européennes.

Reste la grande question : quelle direction technique pour la suite ? Le choix du prochain entraîneur déterminera non seulement la trajectoire de la fin de saison, mais aussi la stratégie de recrutement et la feuille de route au-delà de l’été.